Discours direct - Discours indirect.

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I. Les caractéristiques du discours direct
- Les paroles sont rapportées mot pour mot.
- Le discours se distingue de la narration par la ponctuation (deux points, guillemets, tirets dans
les dialogues)
- Le discours garde sa typographie (majuscules) et sa ponctuation propre.


II. Les caractéristiques du discours indirect
- Les paroles sont rapportées plus ou moins fidèlement.
- Elles sont rapportées dans une proposition subordonnée conjonctive insérée dans la narration.

 

 

Tableau

 

 

 

Le tableau proposé ci-dessous reprend les transformations subies par un énoncé lorsqu'il est mis au discours indirect. Exploitable en collège, il permettra aux élèves de lycée une identification certaine des formes de discours rapportés, dans le cadre de l'aide individualisée ou à l'occasion d'une lecture méthodique.

 

 
Discours direct
Discours indirect
La ponctuation
Les deux points, les guillemets, les retours à la ligne isolent les parties dialoguées du récit.

Tintin demanda à l’inconnu : « Qui êtes-vous ? »

 

Ces signes de ponctuation ne sont plus utilisés, comme si la parole ou la pensée étaient comprises dans le récit.

Tintin demanda à l’inconnu qui il était.

Les phrases
Une proposition incise indique quel est le personnage dont les paroles sont rapportées.

« Ah, si jamais je le retrouve, ce sinistre gredin de Tournesol, menaça le professeur Topolino, je lui… »

 

Les phrases exclamatives, interrogatives, impératives qui expriment les sentiments, les interrogations, les doutes de l’énonciateur sont fréquentes.

« Vous connaissez cette canaille de Tournesol ? » demanda le professeur au capitaine.

« Détachez-moi mmédiatement ! », rugit Topolino.

 

La parole est rapportée à l’aide d’une proposition subordonnée, l’incise dans laquelle se trouvait le verbe de déclaration devient donc la principale.

Une phrase déclarative est rapportée à l’aide d’une proposition subordonnée conjonctive introduite par que :

Le capitaine Haddock affirma que jamais il ne critiquerait le professeur Tournesol.

Une phrase interrogative est rapportée à l’aide d’une proposition subordonnée interrogative indirecte :

Le professeur demanda au capitaine s’il connaissait cette canaille de Tournesol

Une phrase impérative est rapportée à l’aide d’une proposition subordonnée conjonctive au subjonctif ou d’un verbe à l’infinitif précédé de la préposition de.

Topolino exigea qu’on le détachât immédiatement.

Tintin suggéra au professeur d’aller se débarbouiller.

Les pronoms personnels et les déterminants possessifs

Essentiellement ce sont les pronoms et les déterminants de la première et de la deuxième personne qui sont utilisés.

Le professeur, en s’adressant au capitaine, hurla : « Qui vous a permis de me parler ainsi ? Votre insolence n’est pas tolérable ! »

 

Les pronoms et déterminants possessifs varient selon la personne qui rapporte les paroles.

Je lui ai demandé qui lui avait permis de me parler d’un façon aussi insolente.

Il m’a demandé qui m’ avait permis de lui parler d’une façon aussi insolente.

Il lui a demandé qui lui avait permis de lui parler d’une façon aussi insolente.

Les temps

 

Les temps s’organisent autour du présent, comme dans l’énonciation.

 

 

 

« Je vous ai simplement posé une question ; vous n’y répondez pas ; je n’en dirai pas plus», s’indigne le capitaine.

 

 

« Je vous ai simplement posé une question ; vous n’y répondez pas ; je n’en dirai pas plus», intervint le capitaine.

 

Les temps des verbes des propositions subordonnées dépendent du temps du verbe de la principale. Deux cas peuvent se présenter :

Le verbe principal est au présent, les temps des verbes du discours indirect ne changent pas :

Le capitaine, indigné, hurle qu’il lui a simplement posé une question, qu’on ne lui répond pas, qu’il n’en dira pas plus.

Le verbe principal est aux temps du récit, les verbes des propositions subordonnées sont aussi aux temps du récit.

Le capitaine, indigné, hurla qu’il lui avait simplement posé une question, qu’on ne lui répondait pas, qu’il n’en dirait pas plus.

Les indicateurs spatio- temporels

 

On utilise les adverbes de lieu et de temps suivants :

 

Ici ;

Aujourd’hui, hier, demain, avant-hier, après demain, dans deux jours, cette semaine, la semaine prochaine …

 

On utilise, lorsque le verbe principal est au passé, les indicateurs spatio-temporels suivants :

Là ;

Ce jour-là, la veille, le lendemain, l’avant-veille, le surlendemain, deux jours plus tard, cette semaine-là, la semaine suivante.

 
 
 
   



 

 

 
 
 
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